Si vous le croisez dans les rues de Gourbit vous pouvez lui souhaiter son anniversaire

Photo de l’exposition Gens de Gourbit – Marie Hyvernaud/Pierre Bacquey

Ainsi jusqu’à la révolution, les droits et privilèges sont maintenus et respectés : Rabat, Gourbit et Bédeilhac ont le droit de dépaissance des bêtes, le droit au bois de chauffage, au bois de construction et de réparations de leurs demeures sur l’ensemble des bois, forêts et montagnes.
Surba a les mêmes droits sauf sur le canton du Débes del Ressec, mais doit donner chaque année une mesure d’avoine par feu allumant au propriétaire.
Banat a droit de dépaissance et droit au bois en donnant chaque année une mesure d’avoine par feu allumant au propriétaire.
Génat a droit de dépaissance sur les montagnes de Gourbit et celui de prendre 3 charges de balèges par an moyennant une somme de 50 F.
Illier et Orus ont un droit de dépaissance sur bois et montagnes moyennant 2 boisseaux d’avoine par feu allumant à donner chaque année.
Lapège a droit de dépaissance sur bois et montagnes de la commune de Gourbit contre une mesure d’avoine par feu allumant à donner chaque année.
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En 1272 : la seigneurie de Quié fait partie des biens du Comte de Foix. La vallée de Rabat avec la villa de Gorbito sont mentionnées dans cette propriété. Quelques années plus tard, un acte de dénombrement des seigneuries du Comté de Foix, ordonné par Philippe III le Hardi (1270-1285) indique : « la seigneurie de Rabat comprend le château de Rabat, le village de Gourbit et confronte les terres de Massat ». À compter de cette date, droits, usages et privilèges dépendent du seigneur de Rabat. Dans une étude sur les coutumes de Rabat, F. Pasquier fait état d’un accord du 9 octobre 1497 par lequel Roger II, seigneur de Rabat, reconnaît aux habitants de Rabat et Gourbit des droits de jouissances sur les montagnes de sa seigneurie. Cet accord est renouvelé le 12 juin 1593 par le Comte Georges de Foix-Rabat et confirmé lors d’une cérémonie d’hommage au château de Rabat par le Comte Henri Gaston le 13 décembre 1631 : les habitants et le Comte s’engagent à respecter leurs droits réciproques.
Paulette Laguerre & Juliette Laguerre
En 1238 : un bail passé entre Guillaume d’Arnave et Loup de Foix parle d’échanger « la villa de Gorbit contre un ours ». Plus tard, en 1278, lors d’un conflit entre le roi de France Philippe III le hardi et le comte de Foix, il est fait mention dans les biens du comte de Foix de la vallée de Rabat avec la villa de Gorbito. Sous Charles VI en 1390 lors du dénombrement du comté de Foix, Gorbit compte 14 feux (soit 63 habitants environ) et un moulin appartenant au seigneur de Capoulet Junac.
Dans tous les cas, l’origine du nom tout comme la naissance du village restent très flous. Ce qui est certain, c’est que Gourbit s’est implanté et développé sur l’emplacement d’un ancien étang. Le reste n’est que supposition.
Les changements apportés par les Romains n’ont rien changé aux habitudes et mœurs pastorales des tribus. Les populations conservent les usages établis et les droits anciens exercés sur les sols. Ils persistent malgré l’invasion des Goths, des Francs et des Arabes. Charlemagne les respectera mais les comtes délégués de l’empereur devenant de plus en plus puissants constitueront des fiefs héréditaires. Aussi vers le IXe siècle, de nombreuses seigneuries vont se créer dans nos vallées autour de la cité consulaire de Tarusko (Tarascon). Banat, Rabat et Gourbit, font partie de la seigneurie de Quié-Ker.
Chacune de ces seigneuries correspondaient au territoire d’une tribu celte et les habitants ont conservé les organisations pastorales, les pâtures communes, les droits d’affouage et autres sur la basse et haute montagne. Certains seigneurs vont les reconnaître et les respecter, d’autres seigneurs vont les restreindre. D’où litiges et réclamations entre seigneurs et sujets, luttes et guerres entre seigneurs avides de conquêtes et de puissance. C’est la période des constructions de châteaux forts, murs d’enceintes, fortifications pour mieux se protéger. On en retrouve les ruines dans bien des communes de la vallée. À Gourbit rien de tout cela… Pourquoi ?
Pour obtenir la reconnaissance de leurs sujets, les seigneurs signent des chartes attribuant des privilèges aux habitants pour l’utilisation des montagnes et des forêts. Le comte de Foix va même jusqu’à affranchir ses vassaux du droit de gabelle (impôt sur le sel). C’est un privilège très important car l’impôt est lourd et le sel, un produit indispensable aux éleveurs.
Paulette Laguerre & Juliette Laguerre