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Gourbit 1929 – 1932

MAI 1929 : Maire : Laguerre Paul. Adjoint : Cabibel Florentin.

Conseillers municipaux : Laguerre François – Franc Baptiste – Goueillé Jean-Baptiste – Builles Joseph – Laguerre François – Blazy Joseph – Estèbe Henri (Pastou) – Rouzoul Joseph – Galy Paul (Passole) – Arabeyre Jules.

En 1929 : M.Ruffier de Lapège demande une exonération de la taxe de pacage pour sa jument (taxe jugée illégale) : refusée. Appel au préfet pour demander cette exonération. La crise de 1929 frappe la région. Les denrées de première nécessité se renchérissent et le chômage sévit. La mine du Rancié ferme en 1931, les hauts fourneaux de Tarascon cessent leurs activités.

En 1929 : la ligne de chemin de fer Toulouse – la Tour de Carol est terminée elle a demandé 80 ans.

Le 2 décembre 1930 : création d’un service d’autobus Rabat – Banat – Gourbit avec prolongation à Tarascon. e 26 mars 1930,le conseil municipal nomme M. Vidal Jean à la surveillance de l’eau, la distribution et les concessions aux particuliers.

En 1930 : le mur de la maison de Pauline Planta menace de s’écrouler d’où danger, renseignement à prendre auprès du juge de paix pour sa démolition.

.Le 12 septembre 1931 : surtaxe pour les chiens. Le 15 octobre 1931,demande du percepteur de Tarascon pour que Gourbit choisisse entre la perception de Saurat ou Tarascon : choix unanime : Tarascon.

Le 18 février 1932 : délibération avec Banat pour une ligne d’autobus « Gourbit – Tarascon ».En 1932,loi sur la généralisation des allocations familiales. Été caniculaire.

Gourbit 1921 – 1926

En 1921, Gourbit compte 346 habitants.

Le 30 juillet 1921 : M. Avid demande l’autorisation d’établir au Pujal « une croix de mission ». Été caniculaire.

Le 21 septembre 1923 : mise en place d’une sablière au quartier de Ribarou sur deux terrains que les propriétaires cédèrent à la commune : 2228A de Pascal Laguerre et 2232A de Builles Joseph Bribou 50 F. L’exploitation d’une carrière de sable permettrait à tous les habitants de mieux entretenir leur demeure. Le 24 septembre 1923, demande d’aide par le préfet pour les victimes de la catastrophe du Japon. Considérant que l’esprit d’humanité est au-dessus de toute considération, décide, malgré le peu de ressources de la commune de Gourbit, de verser la somme de 20 F (terrible tremblement de terre au Japon dans la région de Tokyo Yokchama suivit d’un incendie et d’un raz de marée. 100 000 personnes périssent). Mais transmission des regrets du conseil municipal, car l’initiative du groupement de secours pour le Japon n’a pas un caractère officiel, le gouvernement français laissant ce soin à une organisation particulière, un syndicat de messe parisienne n’ayant pas le droit d’offrir une aide, précieuse certes, au nom du pays et des municipalités.

En 1924 :  ! Le 24 août 1924, achat d’une horloge mécanique à 2 corps de rouages à sonnerie marchant 2 à 4 jours pour 1 900 F + 500 F pour l’installation et la garantie.

MAI 1925 : Maire : Laguerre Paul. Adjoint : Cabibel Florentin. Conseillers municipaux : Builles Sernin – Estèbe Henri – Laguerre Henri – Estèbe Gaston – Arabeyre Jules – Laguerre Alphonse – Malacamp Henri – Galy François – Blazy Joseph – Ville Joseph.

Le 4 mars 1926 : recensement, agent désigné : M. Delpla pour 180 F. Cette même année, mise en vente de la maison commune pour 6 000 F. Le 25 mars 1926,à la demande du maire de Bélesta, la commune de Gourbit donne un avis favorable pour le projet de chemin de fer Mont-Louis – Quillan avec raccord à Bélesta.

Le 10 mai 1926 : acceptation de la demande de M.Cabibel pour un barrage au ruisseau du moulin. Le 21 août 1926, une lettre est adressée au préfet pour demander l’autorisation de détruire les sangliers qui ruinent les récoltes et obligent l’abandon de cultures dans certains champs. Novembre 1926, journées de prestations 9 F pour les hommes et 7 F pour les femmes.

Ce qui nous lie tous, c’est l’amour de nos montagnes » : chasseurs et randonneurs de l’Ariège signent une convention

https://www.ladepeche.fr/2023/12/11/ce-qui-nous-lie-tous-cest-lamour-de-nos-montagnes-chasseurs-et-randonneurs-de-lariege-signent-une-convention-main-dans-la-main-11628743.php

Romain Agard

Mardi 5 décembre 2023 en fin d’après-midi, le comité départemental de la randonnée pédestre de l’Ariège avec son président Jean-Claude Elminger et la fédération départementale des chasseurs représentée par son président Jean-Luc Fernandez, ont signé une convention de partenariat afin d’intensifier les échanges entre les deux entités et partager au mieux le territoire au siège de la fédération des chasseurs. Cette convention de partenariat est une déclinaison de la convention nationale signée entre les deux fédérations.

« S’il y a autant de monde qui veut découvrir nos montagnes, c’est que l’on n’a pas été si mauvais. On accueille beaucoup de monde mais tous ne sont pas au courant des gestes à adopter. Je n’oblige personne à aimer la chasse, mais cette convention permettra de pouvoir se parler, de s’expliquer et de se comprendre », indique Jean-Luc Fernandez, président de la fédération des chasseurs de l’Ariège.

Les objectifs de cette opération sont clairs : mettre en cohérence la démarche du travailler ensemble, autour d’une volonté commune « vivons ensemble dans la nature », favoriser la recherche de complémentarités dans les missions respectives des deux structures, donner une lisibilité et une transparence dans la vocation de chaque structure et valoriser le travail respectif assumé des deux entités.

« Favoriser les rencontres et chercher des solutions ensemble »

Ce sont donc deux fédérations plus que jamais engagées en faveur de la biodiversité et au chevet des espaces naturels ariégeois qui font un pas en avant. De quoi formaliser leur relation.

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« La chasse est un acteur incontournable. Rien ne se fera sans nous dans le département, mais on peut discuter avec tous. Certains randonneurs n’ont pas tous les codes. Vous pouvez compter sur la fédération pour se livrer pleinement dans ce partenariat, que j’espère riche », ajoute Jean-Luc Fernandez.

Cette convention est aussi le résultat d’une volonté de rapprochement et d’échanges entre ces deux structures. Le comité départemental de randonnée pédestre s’est notamment prononcé contre la proposition de « journée sans chasse ».

« Ce qui nous lie tous, c’est l’amour de nos montagnes. Or petit à petit, ces deux mondes se sont séparés, ne se parlent plus et ne se connaissent pas. Le but de la convention est de favoriser les rencontres et chercher des solutions ensemble pour harmoniser l’utilisation de cet espace naturel », assure Jean-Claude Elminger, se rappelant son enfance, quand les chasseurs étaient les premiers randonneurs.

Des actions communes vont voir le jour

Dans le département, cette convention se traduira en de nombreuses actions et pistes de réflexions. Invitations réciproques aux assemblées générales, organisation de rencontres et d’échanges, valoriser des opérations en commun, développer la connaissance réciproque du fonctionnement des deux structures y compris auprès des adhérents (journées informations, interventions, etc.), ou encore solliciter de façon conjointe des réflexions ou actions auprès des administrations ou collectivités en charge des sentiers.

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« C’est un pas énorme. Je félicite ces deux parties pour avoir signé cette convention. C’est une avancée significative et un premier pas. Maintenant il faut que les mentalités évoluent à long terme. Il y a un respect à avoir, la nature est à tout le monde. Je crois qu’il faut apprendre à vivre ensemble et on vous accompagnera », conclut avec ambition Jean-Paul Ferré, premier vice-président du conseil départemental. « Les chasseurs s’engagent aussi pour l’entretien des chemins, pour en ouvrir et pour aider les communes. Cela bénéficie à tout le monde. Les chasseurs s’investissent également toute l’année pour entretenir la biodiversité, en faveur de l’environnement, notamment en lien avec le parc naturel régional (PNR) de l’Ariège », ajoute avec fierté Jean-Luc Fernandez.

Le comité ariégeois de randonnée pédestre produit également son guide « Réussir sa randonnée », comme une charte des bonnes pratiques à tenir sur les sentiers ariégeois. Environ 5000 exemplaires sont produits chaque année. Cette convention marque une première étape de franchie.

1 Jour – 1 Légende

La légende du trésor de la roche de la Môle

Un cop !

Depuis plusieurs heures Philipou, le petit pâtre cherchait  un petit agneau égaré. A mesure que le temps passé, sa peur du châtiment du maître  grandissait, L’espoir de le retrouver vivant diminuait. Il faut dire qu’à cette époque de l’année, les loups, ours, renards, affamés s’aventuraient certaines nuits, jusqu’aux portes des maisons.

 Alors qu’il descendait du Cardet, Philipou entendit un son de tambourin. Intrigué, il longea les murettes de pierres et se rapprocha à pas furtifs d’où venait cette étrange musique.

D’abord, il n’en crut pas ses yeux, ce qu’il vit le cloua sur place. Portant des torches de poix noires aux flammes tremblantes à la main, des hommes remontaient les prés chevauchant des boucs aux longues cornes.  Des femmes en grandes robes noires arrivaient de la plaine à califourchon sur des balais, des fourches… Tous se dirigeaient vers la roche de la Môle. Là assis, tel  un roi, un homme enveloppé d’une grande cape noire à capuche,  le visage recouvert d’un masque de bouc, recevait les hommages de ses personnes bizarres. En hommage ceux-ci déposaient aux pieds de celui qu’elles semblaient vénérer, des bouquets d’herbes, des plantes, fougère, gui, ciguë.

Ces hommes et femmes chacun à leur tour, faisaient un compte-rendu de leurs actions, des maléfices qu’ils avaient pratiqués ; l’homme bouc les félicitait  d’une façon d’autant plus bienveillante, qu’ils avaient fait plus de mal.

Malgré un sentiment de malaise étrange qui commençait à le gagner, Philippou derrière sa haie de noisetier observait toute la scène, les yeux écarquillés de curiosité.

Un gong résonna.  Tout le monde se rassembla en cercle autour de la roche. Ils se mirent à crier en levant les bras vers le ciel :

  • Ave, Satan ! Ave, Satan !
  • Nous t’invoquons, prince des ténèbres, écoute nos requêtes.

Malheur ! Philippou venait de comprendre, que sans l’avoir voulu, il assistait à une cérémonie de Sabbat et que toutes ces personnes présentes étaient des sorciers et sorcières, et leur maître le Diable.

Philippou voulu s’enfuir, mais ses pieds semblaient avoir pris racine dans le sol. Il ne pouvait arrêter les frissons d’effroi qui parcouraient son corps. Il fit comme sa grand-mère lui recommandait,  un signe de croix pour se protéger et récita plusieurs Pater.

Dans le halo des bougies noires, le grand-prêtre au masque de bouc se leva, et entonna des psalmodies reprisent en cœur par les assistants.

— En ton nom, nous demandons : mort aux faibles, et longue vie aux puissants que nous sommes.

Il prononça dans un murmure,  une formule sans doute magique, car Philippou vit le rocher de la Môle tourner sur lui-même, laissant apparaître un grand trou, une sorte de puits.  Sortant de leurs poches des  bourses, les sorciers et sorcières jetèrent dans la cavité, bon nombre de pièces d’or.

Mais Philippou n’était pas au bout de ses surprises.

Il vit arriver deux hommes tirant une bête par une corde. Le pauvre petite animal roulait des yeux effarés et refusait d’avancer. Il crut défaillir en reconnaissant son agneau. Quand la grande lame s’enfonça dans la gorge de la bête, Philipou dut se mordre la main jusqu’au sang pour ne pas hurler,  car s’il avait été découvert, c’est lui qui  prendrait la place de l’agneau au sacrifice, il en était sûr. Il se couvrit la face de ses mains et pleura son mignon agnelet. Quand il releva les yeux, il vit les sorcières récupérer le sang de l’agneau dans des écuelles d’argent. A  leurs pieds, un chat noir avec des yeux verts et des griffes de lion se délectait de ce nectar.

 Alors commença une étrange cérémonie. Après les offrandes, le temps des réjouissances arriva pour les suppôts du Diable. Dans un murmure grandissant, une procession se forma et tourna autour de la roche.   Les femmes se mirent à danser au son d’un tambourin. D’abord une danse imitant les papillons de nuits, elles bâtaient des bras, puis la danse devint sensuelle, les sorcières s’embrassèrent, pour finir dans une danse… endiablée… hystérique. Elles s’arrachèrent et déchirèrent leurs vêtements. Sous leurs pas des éclairs verts jaillissaient.

La danse se termina au moment où le chant du coq annonça les premières lueurs du jour. L’énorme bloc de pierre, gardien du trésor de la Môle, pivota et reprit lentement sa place. Dérobant pour une année ses trésors aux yeux des hommes. Chacun enfourcha sa monture et  retourna chez lui, comme il était venu, sur un balai ou sur le dos du diable.

Philippou est revenu sur les lieux quelques jours plus tard. Mais en essayant d’ébranler la roche, il fut piqué par une énorme couleuvre de plus de deux mètres de long, sortie d’un trou,  sans doute la gardienne du trésor.

Quand il confia son aventure à ses parents il lui fut répondu :

«Que cela te serve de leçon, sache désormais te défendre des tentations que le Diable sème sur la route des âmes pour mieux les entraîner à leur perte.»

Cette couleuvre existe toujours, on l’aperçoit à chaque fenaison, si l’on fauche  trop près de la roche de la Môle.