Henri Laguerre – Père de Jean-Luc Laguerre

Le 19 mars 1902 : arrêté du maire : Il est interdit de jeter par les fenêtres sur la rue publique : les balayages des maisons, les eaux ménagères, les immondices et tout autre objet dans les abreuvoirs. Le 8 février 1902,demande du conseil municipal aux Eaux et Forêts d’écobuer les quartiers de Labourière, Courtal d’Abal et Labézounet afin de supprimer les genièvres qui envahissent les pelouses. La commune s’engage à protéger les jeunes plants de hêtres ou autres essences avec la présence d’une quarantaine de personnes. (Écobuage : procédé de culture qui consiste à peler la terre. On enlevait les mottes avec les herbes et racines, on brûlait le tout, puis on répandait les cendres sur le sol pour le fertiliser).
Le 15 octobre 1903 : inauguration de la ligne de chemin de fer de Foix à Saint-Girons (par prolongement de la ligne de Foix à La Bastide de Sérou).
Le 7 juin 1904 : arrêté du maire : la couverture ou la sous couverture de paille des maisons, granges et étables sont interdites. Été caniculaire.
Dans un journal de l’Ariège de 1905 : on peut lire cette prophétie : En 1950, l’homme sera en grande partie maître des variations climatiques… Faute de pouvoir encore gouverner souverainement les caprices du ciel et de l’atmosphère, nous saurons au moins les prévoir, dans une certaine mesure, et prendre nos dispositions en conséquence.
Le 8 avril 1905 : arrêté du maire :
1/ Tous les chiens sans exception devront porter une muselière et être munis d’un collier portant le nom et l’adresse du propriétaire.
2/ Les chiens errant sur la voie publique n’ayant pas de collier seront ramassés et abattus.
3/ Chaque soir à la tombé de la nuit, tous les chiens devront être enfermés et relâchés au soleil. Tous les chiens sauf ceux de berger seront tenus en laisse.
Au début de 1895 : à la suite de la chute d’une très grosse quantité de neige, les trains s’arrêtent à Tarascon. Il y a de 1,50 à 2 m de neige. De mémoire, on n’avait vu température pareille. La quantité de neige est si considérable qu’on parle de réquisitionner la troupe. (La Dépêche du midi 6/1/1895). Été caniculaire.
Au recensement de 1896 : Gourbit comptait 183 maisons, 176 ménages pour 700 habitants. Trois instituteurs et un curé.
En 1897 : année de grande sécheresse.
AVRIL 1898 : Maire : Galy Étienne. Adjoint : Laguerre Antoine (Pourroutou). Conseillers municipaux : Conte François – Lys Joseph – Builles Bazille – Laguerre Prosper – Galy Joseph – Estèbe Étienne – Ville Lucien – Galy Jean-Baptiste – Laguerre Antoine – Estèbe Jean – Galy François.
MAI 1900 : Maire : Lys Joseph. Adjoint : Laguerre Prosper. Conseillers municipaux : Estèbe Alexis (Toun) – Estèbe Clément – Conte François – Galy François (Tin) – Builles Bazile – Estèbe Henri (Petitot) – Estèbe Louis (Barou) – Galy Fançois (Cabillou) – Buscat Joseph.
Le 21 août 1900 : création d’un tribunal de commerce à Foix. Le conseil municipal de Gourbit considérant que la création de ce tribunal de commerce serait une heureuse innovation et rendrait des services aux négociations est d’avis que le vœu relatif à cette création soit pris en sérieuse considération.
Le 15 septembre 1900 : des jeunes gens de 14 à 15 ans qui excursionnent sur le flanc de la montagne dite de Carnies, voient un orifice de grotte, fermé par des broussailles et y pénètrent aussitôt. Quelle n’est pas leur surprise en découvrant une fabrique de fausse monnaie. Rien n’y manquait, ni les outils, ni la fausse monnaie qui consistait en pièces de 1, 2, 5 F. Le parquet de Foix s’est transporté sur les lieux et a ouvert une enquête (la croix de l’Ariège 16 septembre 1900).
Quand l’Ariège change de siècle, Gourbit change de civilisation. Dans l’impossibilité de nourrir ses trop nombreux enfants, le processus de l’exode se déclenche. Nos montagnards quittent leurs esclops et la capéto pour l’exil et notre village de Gourbit commence à se dépeupler. Où vont nos Gourbitois qui ne peuvent plus vivre au Pays ? Dans les grandes villes, principalement Bordeaux, dans les faïenceries, verreries et usines à gaz. Mais aussi un peu partout dans le monde, en Amérique, Afrique. Il faudra s’habituer à ce que notre village se vide de sa jeunesse. Il faudra oublier le bruit sourd de la forge, de l’eau dans les meules du moulin qui naguère retentissaient dans Gourbit