Aujourd’hui une simple photo de Gourbit que j’ai prise la nuit sous la neige, Décembre 2022. Rien d’extraordinaire. Je vous garde pour demain d’autres photos anciennes

R.25 Comuna 13 – Philippe Laguerre-Ward (noirduo.fr)
HS 77. Comuna 13
ISBN-13: 978-1-64932-053-7
280 pages – 20 euros
Illustration: Mickael Laguerre – Lionel Laguerre
En 2012, Griselda Blanco la première narco-trafiquante, celle qui a tout appris à Pablo Escobar est assassinée à Medellin.
En 2020, Sébastien Rafeou, un ancien flic français qui a eu des problèmes avec l’IGPN, est guide touristique en Colombie après avoir été garde du corps. Lors d’une visite de la Comuna 13 à Medellin, une vieille dame lui donne un mystérieux pendentif et lui demande de la rejoindre le lendemain car elle veut lui confier le secret de Griselda Blanco. Lorsqu’il revient, il découvre son cadavre. Il fait expertiser le
bijou; il est pré-incaïque, issu d’une tribu qui vivait près d’un lac, en Colombie, où se situerait l’Eldorado.
Lors de l’enterrement de la vieille dame, Sébastien fait la connaissance de sa petite-fille, une ancienne des FARCS qui s’est reconvertie dans la politique. Ils décident alors de s’associer pour découvrir le secret de Griselda Blanco. Seulement, ils ne sont pas les seuls à vouloir retrouver
le trésor de l’Eldorado…
Paulette Laguerre
La légende du bois de la Baignère
Qui ne connaît pas le bois de la Baignère ! Il est renommé dans tout le canton pour ces champignons, les beaux cèpes à têtes de nègre, ces jolies chanterelles jaunes. Qui n’a pas été y cueillir les bonnes fraises des bois et les myrtilles dans cette forêt ! Mais, ce que tout le monde ignore c’est comment ce bois fut planté.
Un cop ! Deux bergers, un de Lapège, l’autre de Gourbit gardaient leurs bêtes dans les près de la Baignère. Gustou le berger de Gourbit, un peu fanfaron paria à Philipou de Lapège qu’avant la fin de l’an, un bois aurait poussé sur une partie de cette montagne. Au moment où ils allaient taper leurs mains pour celer le pacte, un inconnu se présenta et leur dit :
— Moi je vous parie vos deux troupeaux que d’ici une heure de beaux arbres garniront tout les près de la Baignère, jusqu’au col de l’Astrie.
Rire des bergers, quel pauvre fada cet homme là, le soleil lui avait tapé sur la cabôssos. Pour lui faire plaisir, ils acceptèrent son pari.
— Tope là mon gars et travaille bien, si tu as soif nous avons nos gourdes remplies de bon vin de Pamiers.
Toujours riant nos bergers rentrèrent dans la grange se mettre au frais et fabriquer leurs paniers d’osier.
Aussitôt le diable, car c’était bien lui, monta au col de l’Astrie et courut de droite à gauche, de haut en bas en frappant de son aiguillon le sol en criant :
— Un chêne ici, un noisetier là…
Sur son passage surgissaient de terre des arbres feuillus qui poussaient à vue d’œil. Il en était aux trois quarts de la montagne quand les cloches de l’église de Gourbit sonnèrent l’angélus. Nos deux bergers se levèrent et récitèrent le Bénédicte du repas en égrenant leur chapelet de boules de buis. Le Diable s’arrêta, il n’avait pas prévu cette maudite prière. Les bergers terminèrent leur prière par le signe de la croix.
A peine se furent-ils signés qu’ils entendirent des hurlements, et ils virent passer comme un possédé le fada, devant la porte de la grange.
Intrigués, ils sortirent et se retrouvèrent en plein bois, leurs bêtes se reposaient à l’ombre sous de beaux arbres.
C’est ainsi que naquit ce joli bois de la Baignère et le près au-dessous c’était le morceau que le diable n’a pas eu le temps de finir.
et cric et crac mon counte ei acab
Et cric et crac mon conte est fini –