Séverine Galus, une photoreportrice d’émotions qui met en lumière sa fille porteuse de trisomie 21

Article parue dans La Dépèche

https://www.ladepeche.fr/2023/11/10/severine-galus-une-photoreportrice-demotions-qui-met-en-lumiere-sa-fille-porteuse-de-trisomie-21-11570444.php

Elle était un des trois photographes de l’exposition de Gourbit : Ariège Terre de Photographes réalisée par l’asociation I Cal anar’t

L’amour rend aveugle », ce qui peut être un sacré handicap pour une photographe. Mais Séverine Galus inspirée par sa fille, nous rend la vue.

Amour, handicap, les mots sont lâchés. Séverine Galus, photographe professionnelle, installée à Foix et formée au très réputé club photo de cette ville, expose en ce moment à la médiathèque de Castillon. Une série en noir et blanc, réalisée sur plusieurs années et qui met en lumière sa fille, Sidonie, porteuse de trisomie 21.

Un sujet difficile, surtout pour une mère qui a su se dégager de l’amour filial qu’elle porte sur sa fille pour garder, sans mauvais jeux de mots, son objectif : « Démontrer que la beauté réside dans la diversité, que l’amour et l’acceptation sont les clés pour embrasser pleinement la vie, quelle que soit la différence. » Journaliste durant quinze ans au Québec, Séverine sait que « les mots, mêmes forts, n’ont pas cette force émotionnelle, quasi instinctive, que peut procurer une photographie. » Les siennes sont à la fois douces et puissantes.

Montrer les émotions de sa fille

Elles montrent Sidonie dans des moments de joie, de concentration, de découverte et d’expression de soi. Une petite fille sensible, joyeuse ou triste, amusée ou amusante, en somme, vivante. « Je veux montrer que les émotions, malgré le handicap, sont celles d’une petite fille comme les autres », expose la photographe. Les jeux de lumière et d’ombre du noir et blanc accentuent les émotions, créant une complicité immédiate entre le sujet et le spectateur.

Chaque image raconte une histoire d’amour entre une mère et sa fille, une histoire de force et de beauté. Il faut avouer que la photographe n’est pas la première venue, maintes fois primée et remarquée par les plus grands. Après cette visite en Couserans, organisée par le « zoom photographique » l’exposition partira sur Montpellier à la galerie « le bar à photos » haut lieux de la photographie en Occitanie. Cette exposition sera visible jusqu’au 22 décembre à la médiathèque de Castillon.

Voir les commentaires

Le Mas-d’Azil : reprise de l’étude sur l’art pariétal au sein de la grotte

Article du journal La Dépêche

https://www.ladepeche.fr/2023/11/08/le-mas-dazil-reprise-de-letude-sur-lart-parietal-au-sein-de-la-grotte-11568325.php

Correspondant

3–4 minutes



Le gisement paléontologique et préhistorique de la grotte du Mas-d’Azil a fait l’objet de recherches dès 1860. Félix Garrigou en décrit la stratigraphie générale en 1867. Vingt ans plus tard, Edouard Piette y entreprend d’importantes fouilles et extrait des milliers d’outils de silex et des centaines d’œuvres d’art mobiliers.
Au cours des années 1901-1902, Henri Breuil découvre les premiers vestiges d’art pariétal de la caverne. Puis, entre 1936 et 1958, Joseph Mandement révèle de nombreuses cavités inédites. Mais c’est Marthe et Saint-Just Pécard, qui de 1935 à 1942, en fouillant le réseau profond, exhument l’un des rares « habitats en grotte obscure ». Y sont extraits quelques chefs-d’œuvre de l’art magdalénien.
Depuis cette date, seules des recherches ponctuelles avaient été réalisées au sein de la grotte, notamment par André Alteirac dans les années 1960-1970, et par Denis Vialou dans les années 1980, dont aucune publication n’avait été faite, à l’exception de la galerie Breuil. C’est donc à la demande du conseil départemental, désireux que l’étude de l’art pariétal (dessins sur les parois) soit reprise dans la grotte du Mas-d’Azil, que Carole Fritz, directrice de recherches au Centre national de la recherche scientifique, s’est engagée avec son équipe dans une vaste étude des représentations graphiques des diverses cavités de la grotte.
Le 3 novembre dernier, devant une assemblée nombreuse, elle a dévoilé les dernières découvertes concernant l’art pariétal du Mas-d’Azil. La scientifique a tout d’abord présenté son équipe, une équipe pluridisciplinaire, composée de personnes ayant travaillé avec elle à la grotte Chauvet Ainsi, toutes les techniques d’études de la grotte Chauvet sont appliquées au Mas-d’Azil. Les outils sont : la photographie, l’analyse des parois, le relevé graphique, la 3D, la photogrammétrie et la photométrie, l’analyse des matériaux, ou encore les analyses physico-chimiques…
Le chantier se déroule dans des conditions difficiles, les galeries étant étroites et les plafonds très bas. Concernant l’analyse des gravures et les dessins se trouvant au plafond, l’équipe doit évoluer accroupie ou en rampant.
De plus, le travail se fait dans un réel souci de conservation du site. Pour cela, les sols sont protégés, car il doit extrêmement être fait attention aux parois, et ne pas les toucher. Ne pouvant pas utiliser des lampes qui chauffent, les chercheurs disposent de panneaux LED souples qui offraient un meilleur confort visuel.
Les galeries dans lesquelles l’équipe travaille ne sont pas très connues, ce qui permet de recueillir beaucoup d’informations nouvelles et de découvrir des éléments. L’équipe est dans une première phase de découverte et d’inventaire. Devant procéder au relevé de toutes les représentations graphiques présentes sur les parois de la grotte entre 2023 et 2025, il paraît évident que de nouvelles découvertes passionnantes attendent nos archéologues.
Rendez-vous est donc pris pour une deuxième conférence sur la suite des travaux, d’ici un an.

Pub – Comuna 13

Il pleut, il neige, on reste dedans devant la cheminée avec un livre qui vous emportera en Colombie

pour le commander c’est ici : directement, en fichier, en audible, chez amazon, chez Rivière blanche, chez l’auteur

R.25 Comuna 13 – Philippe Laguerre-Ward (noirduo.fr)

HS 77. Comuna 13
ISBN-13: 978-1-64932-053-7
280 pages – 20 euros

Illustration: Mickael Laguerre – Lionel Laguerre


En 2012, Griselda Blanco la première narco-trafiquante, celle qui a tout  appris à Pablo Escobar est assassinée à Medellin.


En 2020, Sébastien Rafeou, un ancien flic français qui a eu des problèmes avec l’IGPN, est guide touristique en Colombie après avoir été garde du corps. Lors d’une visite de la Comuna 13 à Medellin, une vieille dame lui donne un mystérieux pendentif et lui demande de la rejoindre le lendemain car elle veut lui confier le secret de Griselda Blanco. Lorsqu’il revient, il découvre son cadavre. Il fait expertiser le 
bijou; il est pré-incaïque, issu d’une tribu qui vivait près d’un lac, en Colombie, où se situerait l’Eldorado.


Lors de l’enterrement de la vieille dame, Sébastien fait la connaissance de sa petite-fille, une ancienne des FARCS qui s’est reconvertie dans la politique. Ils décident alors de s’associer pour découvrir le secret de Griselda Blanco. Seulement, ils ne sont pas les seuls à vouloir retrouver 
le trésor de l’Eldorado… 

Champignons : « On a l’impression qu’on rentre dans un bois désert »… un automne difficile pour le

Article du journal La Depêche

https://www.ladepeche.fr/2023/11/09/temoignage-cueillette-des-champignons-on-a-limpression-quon-rentre-dans-un-bois-desert-automne-difficile-pour-les-amateurs-11561973.php

Damien Souillé

4–5 minutes


l’essentiel Avec une météo plutôt sèche cette année, les champignons tardent à arriver. Une tendance confirmée par Damien, habitué des cueillettes de champignons en Ariège.

Les précipitations de ces derniers jours donnent enfin du baume au cœur aux mycophiles. Sans pluie jusque-là, l’impatience de ces habitués de la cueillette de champignons en Ariège était grande. « Dans les prochains jours, avec les nombreuses précipitations qu’il y a eu ces derniers jours, ça peut être un moment propice pour enfin trouver des champignons, témoigne Damien, véritable habitué de cueillette. Comme je travaille surtout le matin, je pense que je vais profiter de mes après-midi pour aller voir s’il y en a enfin. En tout cas, cette pluie fait espérer. »

Mais avant cette vague d’espoir due aux conditions climatiques des jours passés, les mycophiles peinaient à trouver des champignons dans le département, alors qu’habituellement, dès la fin septembre, c’est la pleine saison du végétal. « Quand on entre dans le bois, on le sait immédiatement si on va trouver ou non des champignons, explique l’Ariégeois de 44 ans, qui se rend dans les forêts du département depuis qu’il a 16 ans.  Normalement, il y a cette odeur d’humidité qui remonte et donne ce sentiment de présence du champignon. Là, on a l’impression qu’on rentre dans un bois désert ». La faute, clairement a un temps historiquement sec depuis le début de l’année. « Sans eau, il n’y a pas de moisissure et donc les champignons ne poussent pas ».

A lire aussi : Lot : la saison des champignons a enfin commencé

Un cèpe d’environ un kilo et demi

Depuis plusieurs semaines, Damien tente quand même des sorties dans les forêts où il a l’habitude d’en trouver mais en vain. « Je vais souvent à côté du village de Lesparrou, je me rends aussi du côté du col de la Loze, au-dessus de 1 000 mètres. Que ce soit en altitude – où normalement le végétal se multiplie plus – ou plus bas, je fais le même constat, on ne trouve pas de champignons. Que ce soit des cèpes, des girolles ou des chanterelles, je n’en trouve pas. »

Et cet Ariégeois de 44 ans n’est pas le seul à être déçu de sa saison. « Quand je parle à des amis, qui sont dans d’autres secteurs de l’Ariège, c’est le même résultat. Certaines personnes ont plus de chance mais c’est rare. Même eux, ils trouvent quelques Rousillous mais pas plus. »

Damien, même s’il est rentré de ces dernières sorties sans champignon, reste optimiste pour la suite de la saison. S’il espère pouvoir bientôt cuisiner de bons plats avec les champignons qu’il aura ramassés, il sait qu’il ne battra sûrement pas son record : « Je me souviens qu’avec mon père, lorsque j’étais adolescent, on était parti chercher des champignons. Ce jour-là, on avait ramassé énormément de cèpes dont un d’environ un kilo et demi. Il avait un chapeau immense bien bordeaux. Je ne pense pas que je vais en trouver un aussi beau cette année », plaisante l’Ariègeois, avant de retourner dans les bois pour enfin réussir à cueillir quelques champignons.